L'invité de la semaine dernière : Pierre-Emmanuel Paulis

 

LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°14 (lundi 1er novembre 2004)

 

Raphaël Breda

Ingénieur chez Arianespace

www.arianespace.com

 

 

 

Qui êtes-vous, Raphaël Breda ?

J’ai 30 ans, j’habite à Kourou depuis 2001. Marié, père de Victor (3 ans), je travaille à la Direction de l’exploitation d’Arianespace en tant que chef de spécialité télémesure. Les activités de la Direction de l’exploitation sont multiples : intégration des lanceurs, préparation au lancement, coordination technique et industrielle de l’ELA (Ensemble de Lancement Ariane), développement des systèmes sol nécessaires aux futures versions du lanceur Ariane 5.

 

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Après des études en génie électrique, j’ai travaillé un an pour Sodern, une filiale d’EADS, avant de rejoindre les équipes opérationnelles d’Arianespace. D’abord basé à Evry (je ne me déplaçais en Guyane qu’au moment des campagnes de lancement), je me suis installé à Kourou en 2001 pour développer et valider les systèmes de contrôle de télémesure du nouvel étage supérieur ESC-A.

 

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

J’ai fabriqué mes premières fusées expérimentales à l’age de 15 ans. Pour moi, c’est le point de départ, le début d’un intérêt croissant pour l’espace et les techniques qu’on y emploie. Depuis, j’ai rejoint les équipes de Planète Sciences pour participer au développement des activités spatiales de jeunes.

 

 

Quelle anecdote personnelle ou souvenir fort lié à la conquête spatiale souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Je garde en mémoire mon premier lancement au CDL2 en août 1998 (une Ariane 4, vol 109) ! Voir décoller le lanceur pour la première fois après 5 semaines de travail est un aboutissement formidable.

Après cette épreuve quasi-initiatique, les lancements se succèdent (j’ai du participer à une vingtaine de chronologies depuis) mais ne se ressemblent pas : l’échec du premier vol de l’ESC-A en décembre 2002, la dernière Ariane 4 en février 2003 sont des moments forts, parfois douloureux mais toujours fascinants. Se sentir acteur de l’aventure Ariane est un moteur exceptionnel, encore plus puissant quand c’est sur le terrain, au pied du lanceur, qu’on a la chance de pouvoir travailler.

 

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

La photo que je choisis a été réalisée lors de la première sortie extravéhiculaire "libre" d'un astronaute (Bruce McCandless, le 7 février 1984) : un homme seul, qui s’éloigne en complète autonomie de la navette Challenger, dont on aperçoit le reflet dans son casque.

 

 

 

De la même manière, quel objet spatial vous fascine-t-il ?

Difficile de ne pas retenir Ariane 5. Et d’une manière générale, tous les lanceurs, petits ou grands…

 

 

 

Que vous évoque le vol de Youri Gagarine ?

50 % d’inconscience, 50 % d’héroïsme : c’est ce qu’il lui fallait pour s’envoler ainsi au mépris du danger.

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

J'aimerais participer au X-Prize et bien sûr le remporter…

 

 

Merci, Raphaël Breda !

 

Interview réalisée par mail en février 2004

 

 

 

La semaine prochaine (lundi 8 mars 2004) : Catherine Lari

 

 

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas

 

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