LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°190 (lundi 28 avril 2007)

 

Guillaume Hébrard

Chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris

www.iap.fr/users/hebrard

 

 

 

Qui êtes-vous, Guillaume Hébrard ?

Je suis né il y a une bonne trentaine d’années dans la banlieue Ouest de Paris et j’habite à présent dans la banlieue Est. Entre les deux, je suis devenu astronome, ce qui m’a donné l’occasion de promener mon ukulélé au-delà de l’Ile-de-France.

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Après des études de physique à la fac, j’ai préparé une thèse à l’Institut d'astrophysique de Paris. J’y ai étudié, notamment avec le satellite observatoire FUSE, l’abondance interstellaire du deutérium, un élément fossile datant du Big-bang. J’ai poursuivi mes travaux sur le milieu interstellaire entre Paris et les Etats-Unis, d’où mon goût pour la planche à voile. J’ai été recruté par le CNRS en 2004 comme chercheur à l’Institut d'Astrophysique de Paris, où je suis toujours et où j’étudie également les planètes extrasolaires. Mais pendant ce temps-là, je ne suis pas devenu une star du rock’n’roll, alors que ça aurait été assez cool comme job.

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

L’astronomie m’a passionné dès mon enfance ; difficile à dire d’où cela venait… Je faisais ça en amateur, et j’ai rejoint l’association ANSTJ, devenue Planète Sciences. Puis c’est devenu mon métier.

Je voue également une passion pour les planches à voile type Dufour, à vieux flotteurs mastoc et voiles triangulaires non lattées.

 

Quelle anecdote ou souvenir fort souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Une éclipse totale de Soleil bien sûr ! J’ai eu la chance d’en voir deux, une en Picardie en 1999, l’autre en Turquie en 2006, et c’était à chaque fois fantastique. Comme dirait le Professeur Tournesol, quand on a contemplé pareil spectacle, eh bien, on peut mourir !... Mais je ne suis pas pressé !

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

Je choisis l’image de la Nébuleuse de l’Aigle faite par le télescope spatial Hubble, avec ses trois piliers. Je l’ai observée une nuit pour y rechercher du deutérium avec le Very Large Telescope au Chili. Avec la caméra de guidage, on pouvait se promener en direct dans cet objet et en admirer chaque détail.

 

 

 

De la même manière, quel objet spatial retiendriez-vous ?

Je retiens la navette spatiale. J’ai pu assister à ce lancement de Discovery depuis le centre spatial Kennedy en Floride et c’était fabuleux. En fait, un peu comme une éclipse totale de Soleil, c’est incroyable, c’est très court, quand c’est fini on ne sait plus très bien ce qu’on a vu… et on a envie de le voir à nouveau !

 

 

Lancement de la navette Discovery le 27 mai 1999 (STS-96)

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

J'aimerais avoir un frère jumeau et faire avec lui l’expérience de Langevin ; mais moi, je suis celui qui reste sur Terre !

 

Que représente pour vous le personnage de Youri Gagarine ?

Le nom d’un espace culturel dans notre bonne ville de Champigny-sur-Marne.

 

Que représente pour vous la station Mir ?

Boarf, pas grand-chose, désolé… Ça vole encore ?

 

Que représente pour vous Spoutnik-1 ?

Mon vieux Milou, nous voici bel et bien partis !

 

 

 

Merci, Guillaume Hébrard !

 

Interview réalisée par mail en février 2008

 

La semaine prochaine (lundi 5 mai 2008) : Emilie Buzyn

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas