LES INVITES DU COSMOPIF
N°194
(lundi 26 mai 2008)

Qui êtes-vous, Douglas Yazell?
Je
suis né en Alaska, avant que l'état ne devienne américain. Mes parents se sont
rencontrés à Cincinnati, dans l'Ohio. Mon père a servi dans l'armée américaine
pendant 20 ans jusque dans les années 1970. Nous avons déménagé tous les
deux ou trois ans, avec quatre garçons dans la famille. Dans les
années 50, alors que j’avais environ 5 ans, nous nous sommes installés à
Blaye, près de Bordeaux, et y avons vécu près de 3 ans.
Je
suis marié et nous n'avons pas d'enfants. Nous avons eu pendant 10 ans un
chien de berger anglais (bobtail), dont nous gardions les poils très longs et
bien soignés. Nous vivons à Houston, au Texas, et je travaille comme ingénieur
aéronautique sur des projets de la NASA pour une société extérieure. Je suis
également bénévole à la section de Houston de l'AIAA
(American Institute of Aeronautics and Astronautics).
J’ai
été embauché pour travailler sur le système de contrôle de la rentrée de la
navette spatiale en 1981, alors que j'étais étudiant. Aujourd'hui, 27 ans
plus tard, je continue à faire ce genre de travail pour le programme spatial
américain. Je suis comme une fleur qui a ouvert ses feuilles tard dans la vie
mais elles sont complètement ouvertes maintenant.
J'ai
revu au complexe touristique du centre spatial de Houston l’astronaute français
Léopold Eyharts
après sa mission à bord de la station spatiale internationale et du laboratoire
Columbus. Apres avoir signé de nombreuses photos avec deux autres astronautes
et un cosmonaute, il a discuté avec moi en regardant une énorme maquette de la
station attachée au plafond avec une navette spatiale. Il m’a dit :
"J'étais là, au bout, et quand mes collègues sortaient pour effectuer une
marche dans l'espace, je les regardais sortir…"
Je
choisis le visage souriant derrière son casque d'un astronaute en train de
marcher sur la Lune ou d'effectuer une sortie extravéhiculaire. Notre nouvelle
ère spatiale en 2008 dispose d'hommes et de robots pour explorer l'espace mais
avant tout d'êtres humains.

Je
sis fasciné par les maquettes qu’on utilise dans les souffleries, elles sont
extraordinaires…
Spoutnik
fut vraiment une belle réalisation. J'étais trop jeune pour comprendre. J'ai lu
qu'il a choqué le monde, y compris nous, les Américains. Mais nous n'étions pas
loin derrière.
Je
ne sais pas grand chose de sa vie mais sa carrière a été une grande
carrière : vers l'infini et au-delà ! Nous devons affronter nos peurs
et explorer notre environnement. Jean-François
Clervoy a dit quelque chose comme cela.

Les gens ont peur de l'inconnu.
Plus on explore et découvre,
moins on a peur.
Jean-François Clervoy
La
station Mir a constitué un nouveau pas important dans les programmes spatiaux
pour l'humanité.
J'ai
lu une nouvelle de Robert Heinlein intitulée Waldo & Magic, Inc. (1950). Le héros vivait en micropesanteur
et possédait un oiseau et un chien qui l'accompagnaient autour de la Terre. Ces
animaux avaient appris à se déplacer en chute libre et le chien rebondissait
sur les murs.
Ma
femme et moi avons tant aimé notre dernier chien. Nous pourrions un jour
prendre de telles vacances orbitales, pour une semaine environ, avec un autre
chien, un berger Shetland ou un bobtail, avec
ses longs poils joliment brossés et un joli ruban pour lui dégager les yeux.
Nous pourrions nous envoler avec Virgin Galactic…

Merci, Douglas Yazell!
La semaine prochaine (lundi 2 juin 2008) : William Huon