Précédent invité : Chris Welch

 

LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°348 (lundi 30 janvier 2012)

 

Jean-Luc Wibaux

Entrepreneur, agent Virgin Galactic en France

www.unticketpourlespace.fr

 

 

Photo Claude Chalançon

 

 

Qui êtes-vous, Jean-Luc Wibaux ?

Né en 1958, Ch’ti d’origine aujourd’hui basé à Louveciennes dans les Yvelines, je suis entrepreneur en série, passionné de photo (www.jingoo.com), de voyages et d’espace. Membre de l'Association Française d'Astronomie, je suis agent agréé Virgin Galactic en France et directeur de l’agence Un ticket pour l’espace.

 

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Ma plus belle réussite : la SSII d'ingénierie financière GL Trade ; montée à deux potes et vendue avec 1 500 personnes 20 ans plus tard. Mais moi, j’étais déjà parti depuis longtemps planter des choux ailleurs ! Après un MBA sur le tard et quelques échecs sur la Toile, je suis devenu consultant en éolien et plus largement en stratégies de développement pour différentes sociétés. Pour assouvir ma passion, j’organise par ailleurs des voyages à thème.

 

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

En vivant 9 mois sur un catamaran Hobie Cat autour du golfe du Mexique en 1982, je me suis découvert une nouvelle passion : le ciel. Mes activités auparavant étaient déjà tournées vers l’air : moniteur de char à voile en 1976, de planche à voile en 1981, pilote avion en 1978,... Je suis plus tard devenu membre de l’AFA et en ai été administrateur une dizaine d’années, puis suis devenu guide accompagnant sous les éclipses, tantôt pigiste, tantôt producteur de documentaires. Revendeur unique en France des billets Virgin Galactic à partir de 2007 avec Voyageurs du Monde, j’ai fondé en octobre 2011 la première agence conseil de voyages dédiée à la découverte du ciel et du cosmos : www.untickepourlespace.fr. Nous proposerons en 2012 les premiers vols zéro G aux amateurs de sensations extraterrestres.

 

 

De son aventure autour du golfe du Mexique avec un camarade à bord d’un catamaran de moins de 5 mètres de long,

Jean-Luc Wibaux a tiré le livre Glisse sauvage au Mexique (éditions du Pen Duick, 1984)

 

 

Quelle anecdote personnelle ou souvenir fort lié à la conquête spatiale souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Nous sommes en train de vivre une nouvelle course passionnante : celle de l’ouverture du transport spatial au secteur privé. Les vols suborbitaux que vont prochainement proposer différentes sociétés (Astrium, Virgin Galactic, Xcor, Xspace…) sont un prélude aux vols intercontinentaux utilisant la rotation de la Terre pour voyager plus vite et moins cher sans polluer.

 

 

En juin 2009 ont débuté au Nouveau Mexique les travaux de construction de Spaceport America,

premier port spatial commercial du monde.

Photo Jean-Luc Wibaux

 

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

Plutôt qu’une image, c’est une petite vidéo que je choisis : celle qui retrace en 5 minutes 40 le vol magique de notre Concorde (affrété pour l’occasion par l’AFA et piloté par le commandant Jean Prunin) pour observer l’éclipse totale de Soleil du 11 août 1999. Il y avait à bord des amateurs plus ou moins avertis mais tous, tous sans exception, équipage inclus, nous avons été touchés au plus profond de notre être lorsque nous avons pu observer l’espace dépourvu de filtre atmosphérique, les étoiles cristallines, la couronne solaire irradiée, la courbure terrestre et l’ombre projetée de la Lune sur la couche nuageuse… pendant plus de 8 minutes !!

 

 

Film à découvrir sur www.youtube.com/watch?v=KMDrrSDoghQ

 

 

De la même manière, quel objet spatial vous fascine-t-il ?

« L’objet » auquel je pense ne peut pas être photographié : c’est un trou noir galactique. Cet objet est fascinant parce qu’il constitue probablement la porte vers d’autres univers, pour l’instant inaccessibles donc porteurs de rêves.

 

 

Que vous évoque le vol de Youri Gagarine ?

Gagarine pour moi, c’est simplement un courage monstrueux.

 

 

Quel souvenir gardez-vous de la nuit du 20 au 21 juillet 1969 ?

J’étais en colonie de vacances quand l’homme est arrivé sur la Lune. Je détestais ça, les colos. Tous les autres gosses jouaient dehors et moi, j’étais scotché devant le poste de télé, tout seul au milieu d’une centaine de chaises scolaires vides. Il faisait sombre dans la pièce, la vive lumière du dehors m’attirait mais je ne pouvais pas détacher mon regard du poste de télé…

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

J’aimerais poser le pied sur Encelade, le sixième satellite de Saturne par la taille, et plonger dans son océan sous la banquise, à la rencontre de la vie extra-terrestre !

 

 

Image-mosaïque d'Encelade réalisée à partir des clichés effectués par la sonde Voyager 2 en 1981

 

 

Merci, Jean-Luc Wibaux !

 

Interview réalisée par mail en décembre 2011

 

 

 

 

Prochain invité (lundi 6 février 2012) : Ravit Sachasiri

 

 

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas

 

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