L'invité de la semaine
dernière : Michel
Sergent
LES INVITES DU COSMOPIF
N°198
(lundi 23 juin 2008)
Michel Valentin

Michel Valentin à bord de l'A300 zéro
G de Novespace le 21 juin 2001
Photo Cyrille
Cosmao/CNES
Qui êtes-vous, Michel Valentin ?
Né
en 1963 à Pau, je suis aujourd'hui journaliste au Parisien/Aujourd'hui-en-France,
chef de service adjoint au service Vivre mieux (= Société) où je m'occupe plus
particulièrement des sciences, de l'environnement et du tourisme. J'habite à
Paris avec ma compagne et un chat, j'aime bien lire, écouter du rock, aller au
cinéma ou voir des concerts et voyager autant que possible.
Quel a été votre parcours
professionnel ?
J'ai toujours été journaliste. Je suis
arrivé à ce métier de manière très classique : j'ai fait l'école de journalisme
de Bordeaux, après mon bac, puis j'ai obtenu le diplôme de l'Institut d'études
politiques, toujours à Bordeaux. J'ai commencé à travailler peu après, dans le
presse de province ou de banlieue parisienne, essentiellement à l'Ardennais,
puis à Echo 93, un hebdo dont j'ai fini rédacteur en chef ! Je suis
entré au Parisien en 1989. J'ai successivement collaboré aux rubriques
Seine-Saint-Denis, puis Ile-de-France, puis Vivre mieux. Je suis les questions
spatiales depuis 2002.
Quelle est votre passion, comment
est-elle née, comment la vivez-vous ?
Je crois que mon intérêt pour l'espace est né de mes lectures de
science-fiction. Malgré sa mauvaise image de marque, cette littérature peut
être solidement étayée scientifiquement, c'est une bonne porte d'entrée pour le
domaine. Je vis mon intérêt pour l'espace via mes lectures, en rédigeant un
article ou un reportage, par exemple lors d'un lancement.
Quelle anecdote ou souvenir fort
souhaiteriez-vous nous faire partager ?
Vivre un lancement de navette depuis le centre spatial Kennedy (en
l'occurrence celui de la navette Atlantis emportant le laboratoire Columbus et Léopold Eyharts
en février dernier) restera comme un grand moment. On ne s'imagine pas
l'ampleur visuelle et sonore de l'événement tant qu'on ne l'a pas vécu.

Départ de la mission
STS-122 le 9 février 2008
Photo Didier Capdevila
Quelle serait votre photo spatiale
ou astronomique préférée et pourquoi ?
Je choisis une image de lever de Terre vu depuis la Lune parce
que c'est sans doute la plus désoriantante que je puisse imaginer. Je me mets à
la place de l'astronaute, qui voit le berceau de l'humanité et qui se rend
compte qu'il est loin de tout.

La Terre aperçue
depuis l'orbite lunaire lors de la mission Apollo 8 le 24 décembre
1968
NASA
De la même manière, quel objet
spatial retiendriez-vous ?
Je retiens la fusée Saturn 5. Il paraît qu'aujourd'hui,
certaines techniques de fabrication n'existent plus, et qu'on ne saurait plus
en construire.

Que représente pour vous
Spoutnik-1 ?
Spoutnik fut un accélérateur de la conquête spatiale, qui avait
débuté bien avant.
Que représente pour vous le
personnage de Youri Gagarine ?
Gagarine représente une leçon : il ne suffit pas d'être le
premier à moment donné pour gagner la bataille.
Que représente pour vous la station
Mir ?
Mir constitue un beau gâchis. J'ai toujours du mal à comprendre
pourquoi il a fallu désorbiter la station alors qu'on aurait sans doute pu
continuer à la rehausser.
Quel serait votre rêve spatial le
plus fou ?
J'aimerais aller là-haut, bien sûr ! Et le plus loin
possible !
Merci, Michel Valentin !
Interview réalisée par mail en mai 2008
La semaine prochaine (lundi 30 juin 2008) : Julien
Franc

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