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LES INVITES DU COSMOPIF |
L'invité n°129 (lundi 30 octobre 2006)

Qui
êtes-vous, Christophe Scicluna ?
Je
suis né à Cipolletti en Argentine le 20 mai 1974 et ai grandi à Aubervilliers
(Seine-Saint-Denis). Je suis ingénieur chez Alcatel en charge des réponses à
appel d'offre sur des produits de téléphonie fixe. Mon lieu de résidence est à
Montlhéry (Essonne) mais mes amis me demandent régulièrement où je suis car je
voyage souvent. Rien que depuis le début de l'année : Espagne, Chine,
Vietnam, Afrique du Sud, Japon, La Courtine…
Je
suis bénévole à Planète Sciences depuis 1996
(j'avais auparavant travaillé dans l'animation avec l'Association française
d'astronomie et au Musée
de l'Air et de l'Espace du Bourget). Je me suis investi dans
presque tous les secteurs de l'association, de l'espace à la robotique en
passant par l'astronomie et les activités scolaires. L'association m'a permis
aussi de voyager (à Bratislava, Madrid, Prague et en Afrique du Sud mais aussi
dans des régions françaises très reculées !) et je suis particulièrement
intéressé par les projets qui permettent les échanges internationaux.
Sinon,
je fais du base-ball et joue du violon.

Christophe Scicluna (deuxième en partant de la droite)
et ses collègues animateurs du Musée de l'Air et de l'Espace
du Bourget
Après
un parcours d'études assez varié (DEUG entamé après un Bac bio, DUT de génie
électrique, passage en école d'ingénieur puis retour à l'Université pour
décrocher un DESS en hyperfréquences), j'ai intégré mon entreprise après
deux stages dans la fibre optique et dans le spatial.
Ma
passion, c'est faire découvrir simplement, faire toucher du doigt des sujets
techniques en relation avec l'espace (fusées, satellites, ballons,
télécommunications, astronomie…). Ma première "manipe" remonte à
1991 : sur la promenade des Anglais à Nice lors de la première Nuit des
étoiles filantes.

Mon
premier souvenir spatial reste à jamais gravé dans ma mémoire :
l'atterrissage en direct à la télévision le 14 novembre 1981 de la navette
Columbia après la diffusion d'un épisode de la série Dallas [dont la
diffusion avait débuté en France en janvier précédent]. J'avais veillé très
tard, c'était exceptionnel !

Base d'Edwards (Californie), samedi 14 novembre 1981,
13h23 (23h23, heure de Paris) :
Columbia est de retour au terme de sa deuxième mission.
Le Soleil se reflète sur la visière du T38 d'où est prise
l'image.
J'ai
ensuite été très intrigué par la première utilisation du fauteuil spatial de
Bruce McCandless en février 1984, à la fois ébahi et pas convaincu de l'utilité
de la manœuvre (le capitaine Haddock s'en était bien passé !)…
Je
choisis la vue du fauteuil MMU, pour le symbole de liberté qu'il représente.
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A bord de son "fauteuil spatial", l'astronaute Bruce
McCandless survole la soute de la navette Challenger en février 1984
Je retiendrais une sonde spatiale, pour son côté exploration, découverte, grands espaces et liberté. J'y retrouve mes aspirations de voyage, de rencontre et de découverte.
Je pense à Giotto, son histoire est fabuleuse.

Endommagée
lors de sa rencontre avec la comète de Halley en mars 1986 (elle est passée à
600 km de son noyau),
la sonde européenne
Giotto a pu être redirigée vers la petite comète 26P/Grigg-Skjellerup qu'elle a
survolée en juillet 1992
Je
rêve du jour où il sera possible d'acheter aussi simplement un billet pour
l'espace qu'un billet d'avion ! Je me rappelle avoir vu au Musée de l'Air
et de l'Espace un coupon de Zeppelin. J'adorerais que mon billet ait la même
allure et qu'une hôtesse en joli costume le poinçonne avant de monter sur
l'échelle de la fusée, comme on grimpait dans un De Havilland ou DC-9…

Merci, Mulder !

La semaine
prochaine (lundi 6 novembre 2006) : Michel Fournier