LES
INVITES DU COSMOPIF
N°202
(lundi 8 septembre 2008)

Qui êtes-vous, Jérémie Lê Quan Phong ?
J’ai 35 ans, 2 enfants de 5 et 7 ans et vis à Montpellier depuis un mois après avoir vécu Aubergenville et Cergy (Val d'Oise), Marseille, Paris et Troyes (Aube) ! Après un Bac Génie et un DUT de génie civil, je me suis tourné vers les petites fleurs avec un diplôme d’ingénieur maître en génie de l’environnement !
J’ai débuté ma carrière professionnelle à Planète Sciences qui s’appelait
alors ANSTJ. J’y avais été participant de centre de vacances puis suis devenu
animateur et directeur de séjours de vacances, administrateur, formateur et
étais quasiment devenu "bénévole permanent" au secteur Astronomie.
J’ai enfin été permanent, au secteur Scolaire puis au secteur Astronomie, où
j’ai eu le privilège d’être chef de projet pour la construction de l’observatoire
Jean Marc Salomon à Buthiers (Seine et Marne).
Je
suis tout à la fois passionné par les avancées scientifiques en général,
l’astronomie en particulier et, par mon métier, la maîtrise d’ouvrage en
bâtiment. Je travaille actuellement au sein du service travaux de l’INRA, ce
qui me permet d’allier la construction à un environnement de chercheur. Une
situation très stimulante avec des problématiques différentes.
Sans
nul doute l’éclipse totale de Soleil du 11 août 1999. Le secteur
Astronomie de Planètes Sciences avait organisé avec l’Office franco-allemand
pour la jeunesse un grand rassemblement à Bliesbruck (Moselle) et le temps
n’était pas de la partie : nuages toute la matinée ! A l’instant
crucial, une percée dans le ciel : le spectacle somptueux de l’éclipse
totale rendu encore plus magique et fabuleux avec la tension de l’organisation
d’une part et les conditions météorologique d’autre part.
Deux minutes
après la fin de l’éclipse, les nuages reprenaient leur place et il plut comme
aucun habitant n’avait vu cela depuis des lustres !
Ma
photo spatiale préférée, c’est ce clair de Terre avec le sol sélène en bas de
l’image. La Terre semble flotter et elle est une tâche de vie magnifique dans
un ciel tout noir, en contraste avec la désolation du sol lunaire.
Mon
objet astronomique préféré reste la galaxie d’Andromède car c’est une galaxie
que l’on peut voir aussi à l’œil nu dans un ciel dépourvu de pollution
lumineuse. Des millions d’étoiles représentant pour moi autant de possibilité
d’y voir une planète autour et habitée…

C’est
la navette Columbia en avril 1981 sur son aire de lancement : toute
blanche (y compris son énorme réservoir) dans la nuit éclairée par des
projecteurs. C’est à la fois le symbole d’une technicité avancée et de la
conquête.

Une
grosse pomme argentée avec des antennes… Newton aurait adoré !
Le
symbole de l’homme, simple et modeste parmi l’immensité cosmique.
Cela
représente pour moi l’aventure spatiale soviétique : la course perdue
contre les Américains vers la Lune mais leur revanche en montrant le travail
d’endurance où l’on ne baisse pas les bras et où l’on arrive à maintenir des
années durant cette "boite de conserve" en rotation autour de la
Terre.
Prendre
l’ascenseur spatial d’Arthur C. Clarke !
Merci, Jérémie Lê Quan Phong !
Interview
réalisée par mail en juillet 2008
La semaine
prochaine (lundi 15 septembre 2008) : Véronique Loisel