L'invité de la semaine dernière : Aurélien Vernet

 

LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°269 (lundi 15 février 2010)

 

Alexandre Kareline

Physicien à l'Université nationale de recherche nucléaire "MEPhi"

www.mephi.ru

 

 

 

Qui êtes-vous, Alexandre Kareline ?

Je suis né le 12 avril 1985 à Moscou. Physicien à l'Université nationale de recherche nucléaire "MEPhi" ("МИФИ"), célibataire, mes passe-temps sont la danse de salon et l'histoire de la Russie.

 

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

J'ai étudié la physique nucléaire, la physique des particules et des rayons cosmiques avant d'intégrer la "PEPhi" comme physicien.

 

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai l'habitude de faire des choses signifiantes et j'ai toujours voulu travailler de cette façon. J'ai supposé que la science était la meilleure profession alors que j'aimais plusieurs disciplines à l'école, comme la biologie et l'histoire. J'ai finalement orienté mes études vers la physique puis l'astrophysique. J'avais deux raisons à ce choix. D'abord parce que j'ai toujours tendance à poser des questions sur l'univers et ensuite parce que la physique est très proche de la technologie qui est importante dans ce monde. La science n'est plus populaire en Russie aujourd'hui et le financement difficile mais la situation de mon laboratoire n'est pas la pire. Donc, je pense que je suis chanceux.

Je travaille sur l'expérience Pamela (Payload for Antimatter Matter Exploration and Light-nuclei Astrophysics) de la capsule Ressource DK-1 qui a été lancée en juin 2006 depuis Baïkonour. Son objectif principal est la mesure précise du rayonnement cosmique ; mon travail est d'étudier le proton à haute énergie et les noyaux d'hélium.

 

 

Quelle anecdote personnelle ou souvenir fort lié à la conquête spatiale souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Ma vie est liée à l'espace de par le jour de ma naissance car, comme vous le savez, le 12 avril 1961 fut le jour du premier vol habité autour de la Terre. Mon plus vieux souvenir spatial est l'impression que j'eus enfant lorsque mon père m'emmena pour la première fois au planétarium de Moscou.

 

 

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

Je retiens une vue du premier Spoutnik, le premier satellite artificiel orbitant autour de la Terre. Ce fut le premier pas dans l'espace et le premier pas est l'étape la plus importante et la plus dure.

 

 

 

De la même manière, quel objet spatial vous fascine-t-il ?

Je choisis cette récente image de l'objet le plus éloigné dans l'Univers que nous puissions observer : il s'agit d'une galaxie située à 13 milliards d'années lumière de nous. Je l'ai choisie parce qu'il est correspond à la limite de nos connaissances et de notre compréhension, c'est la partie de l'univers visible la moins explorée, la plus mystérieuse et la plus importante.

 

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

Je rêve parfois que j'ai été aspiré dans un trou noir...

 

 

Merci, Alexandre Kareline !

 

Interview réalisée en anglais par mail en février 2010

Traduction de Pif

 

 

 

La semaine prochaine (lundi 22 février 2010) : Yohan Coulomb

 

 

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas

 

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