L'invité de la semaine dernière : Roger Vignelles

 

LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°292 (lundi 4 octobre 2010)

 

Axel Debruyne

Sapeur-pompier à Bruxelles

 

   

 

 

Qui êtes-vous, Axel Debruyne ?

Je suis sapeur-pompier et ambulancier à Bruxelles, ville dans laquelle je réside et dans laquelle je vis le jour il y a 27 ans. Je suis célibataire. Mes passe-temps sont variés : modélisme, jeux, sport, etc. dans des domaines aussi variés que l’histoire, les services de secours et bien sûr la conquête spatiale.

 

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Après l’enseignement de base en Belgique (6 ans de primaire et 6 ans de secondaire), j’avais voulu me lancer dans des études d’ingénieur civil, un diplôme universitaire m’ouvrant la voie d’un poste d’officier dans ma vocation de pompier et, pourquoi pas, aussi dans le milieu professionnel de l’aérospatial. Après une année préparatoire et un an de candidature, ces études n’étaient finalement pas taillées pour moi. J’ai entrepris alors une candidature en sociologie avec un Master en gestion de ressources humaines, cette fois réussi avec brio. J’ai directement eu un travail au service du personnel des pompiers, avant d’exercer finalement ma vocation depuis deux ans. Quoi de plus beau que de réaliser un rêve d’enfance ?

 

   

 

Axel à l'entraînement à la caserne… et à l'Euro Space Centerde Redu

Photo Didier Capdevilla

 

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

Ma passion de la conquête spatiale m’est venue par mon frère aîné, avec lequel je partage beaucoup de mes centres d’intérêt. Je ne saurais dire d’où ça lui est venu. Toujours est-il que nous partageons l’actualité spatiale, nous nous passons des livres et bandes dessinées sur le sujet en sciences, sciences humaines et science-fiction.  Je suis actuellement d’ailleurs en pleine trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson. Hollywood et la NASA nous ont aussi offert quelques beaux documents et films sur l’espace. Je réalise également quelques modèles réduits de lanceurs spatiaux et tiens des données statistiques à jour sur les vols humains et en particulier sur ceux des membres de notre corps d’astronautes européen.

 

 

Quelle anecdote personnelle ou souvenir fort lié à la conquête spatiale souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Un souvenir fort à vous faire partager est finalement l’un de ceux que j’ai partagé avec mon frère. Nous étions en vacance dans les Hautes Alpes en famille en 1997. Nous tenions à jour un petit carnet avec les dates importantes de la conquête spatiale à venir (sondes, lancement des modules de l’ISS, etc.). Un de ces événements avait lieu en ce mois de juillet. Nous nous sommes rués sur la presse locale pour admirer les premiers clichés du petit robot Sojourner et lire le compte rendu de ses "premiers pas sur Mars"». Images d’un autre monde, presque inédites alors !

 

 

Le petit rover Sojourner à la surface de Mars immobile devant un rocher

 

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

Il y en a beaucoup. A l’esprit me vient la vue de la Terre par Apollo 8, celle du sol de Titan par Huygens, etc. Mais je vais finalement choisir la photo de l'astronaute américain Scott Parazynski en train de réaliser de la suture de panneau solaire à l'extérieur de la station spatiale internationale le 3 novembre 2007. Je trouve ça tellement impressionnant de voir l’adaptation et l’expérience qui se forgent peu à peu pour la vie dans l’espace !

 

 

 

De la même manière, quel objet spatial vous fascine-t-il ?

Tant d’objets me fascinent ! Et particulièrement les vaisseaux spatiaux. De ceux-là, j’ai assisté à la naissance de l’un d’eux. Il est le plus grand jamais construit et il transporte depuis 10 ans ininterrompus des astronautes en banlieue terrestre. La station internationale est aimée et haïe. A tort et à raison. Je veux pourtant lui rendre hommage. Elle a des qualités. La plus belle, selon moi, c’est qu’elle soit un projet rassemblant autant de nations vers une nouvelle frontière. Enfin l’humanité quitte son berceau et commence à dépasser ses différences territoriales et culturelles pour unir ses forces dans l’exploration. C’est très symbolique pour moi, même si un peu naïf. Le rêve n’est qu’à un pas…

 

 

Les 6 membres d'équipage de l'Expédition 20 prennent la pose dans le module Harmony de la station spatiale internationale le 14 juin 2009. De gauche à droite au premier plan : le Canadien Robert Thirsk, le Japonais Koichi Wakata (tous deux ingénieurs de vol) et le Russe Gennady Padalka (commandant). De gauche à droite au second plan : l'Américain Michael Barratt, le Russe Roman Romanenko et le Belge Frank De Winne, tous ingénieurs de vol.

 

 

Quel souvenir gardez-vous de la nuit du 20 au 21 juillet 1969 ?

Le 21 juillet, la fête nationale Belge ? ;-) Non, sérieusement, j’aurais voulu assister à ça ! N’étant pas encore né, je ne l'ai vécu que par média interposés, sans la primeur du direct.

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

Ce n’est pas fou, c’est même réalisable. Assister au premier pas de l’humain sur Mars. Et pourquoi pas le début d’une colonisation réfléchie et éco-durable. Histoire de ne pas persévérer dans le vilain travers que nous prenons en épuisant les ressources de notre belle Terre. Une civilisation tueuse de planète, quelle horreur !

 

 

Merci, Axel Debruyne !

 

Interview réalisée par mail en août 2010

 

 

 

A l'Euro Space Center de Redu le 21 septembre 2010

en compagnie de Thomas Tsymbal (à l'arrière-plan, à gauche), William Miconnet, Stéphane Sébile,

Didier Capdevila (à genoux à gauche) et Pif

 

 

 

La semaine prochaine (lundi 11 octobre 2010) : Hugo Boris

 

 

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas

 

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