L'invité de la semaine dernière : Garrett Smith

 

LES INVITES DU COSMOPIF

 

N°335 (lundi 26 septembre 2011)

 

Mathieu Castel aka DJ French Chris

DJ / Producteur & Organisateur de la première Yuri’s Night de Malaisie

www.mathieucastel.com & www.djfrenchchris.com

 

 

 

Qui êtes-vous, Mathieu Castel ?

Pour résumer, je suis un extraterrestre des platines et j’ai mis sur orbite un bon nombre de clubeurs de part le monde, ha, ha ! Plus sérieusement, je suis né à Besançon il y a une trentaine d’années et j’y ai passé ma jeunesse avant de monter sur Paris pour mes études. J’ai pris goût aux voyages (terrestres) après un séjour universitaire en Allemagne et depuis je traîne ma bosse en Asie. J’ai d’abord vécu en Thaïlande et ca fait maintenant quatre ans que je réside en Malaisie, pays que j’apprécie tout particulièrement pour son melting-pot culturel et ses ananas glacés. J’adore voyager, découvrir de nouveaux coins et de nouvelles cultures. Je suis business developer pour Alcatel-Lucent le jour et je mixe en discothèque la nuit. Le reste du temps (?), je dors -enfin si je ne suis pas occupé à produire de la musique. Cette année, j’ai été amené à organiser un peu par hasard -Pif n’y est pas étranger et encore moins un certain Christophe Scicluna- la première Yuri’s Night de Malaisie, au cours de laquelle j’ai pu rencontrer et discuter avec les principales figures malaisiennes de la conquête spatiale : Dr Sheikh Muszaphar Shukor, l’unique astronaute malaisien (angkasawan) à être allé dans l’espace à ce jour, et sa doublure, Dr Faiz Bin Khaleed.

 

   

 

Mathieu Castel aux platines lors de la première Yuri’s Night de Malaisie le 12 avril 2011
et en compagnie du candidat angkasawan Faiz Khaleed

 

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Apres une prépa HEC et un diplôme d’école supérieure de commerce à l’Institut National des Télécoms, j’ai conclu ma formation par un MBA en Affaires Internationales à l’Asian Institute of Technology en Thaïlande. J’ai ensuite rejoint le groupe Alcatel-Lucent à Kuala Lumpur en Malaisie pour développer la vente de service sur la zone Asie-Pacifique. C’est un travail très intéressant qui me permet d’être en contact avec des gens de partout dans le monde, de l’Inde au Japon en passant par l’Australie ou la Chine. Beaucoup de cultures et de styles différents donc avec une atmosphère très proche de celle de la Cantina de Star Wars lors des réunions !

 

 

 

Quelle est votre passion, comment est-elle née, comment la vivez-vous ?

Ma passion, c’est la musique. Je rayais déjà les disques vinyles de mes parents en essayant de scratcher sur la platine de salon quand j’étais petit et j’adorais jouer avec l’équaliseur de la chaine stéréo… Aujourd’hui, je fais toujours la même chose mais sur du matériel beaucoup plus coûteux et devant des centaines de personnes, ha, ha ! En fait, tout s’est enchainé assez vite après avoir appris les rudiments du mix et du scratch avec des DJs plus expérimentés dans une maison de quartier de ma ville natale ; j’ai commencé par animer des mariages sur un ou deux étés pour pouvoir me payer mon premier équipement puis j’ai pu m’y mettre plus sérieusement avec des concerts de groupes de rap locaux et des radios parisiennes lorsque j’étais étudiant. Je me suis fait remarquer et j’ai pu passer à la vitesse supérieure : mixer dans de grosses soirées étudiantes aux côtés de DJs comme David Guetta ou Bob Sinclar. Après deux ans de pause, j’ai repris les platines dans les principales discothèques de Kuala Lumpur et je commence à composer mes propres morceaux. D’ailleurs, pour les fans d’espace que vous êtes, je recommande la webradio Blue Mars et en particulier l’émission Cryosleep. Rien de tel pour s’endormir la tête dans les étoiles !

 

 

Quelle anecdote personnelle ou souvenir fort lié à la conquête spatiale souhaiteriez-vous nous faire partager ?

Vous aurez compris que ma relation à l’espace est plus liée à l’univers ludique et fantastique sous toutes ses formes qu’au côté scientifique qui s’est limité pour mon cas à envoyer des fusées à eau dans mon jardin étant enfant… Le rêve de mondes différents est pour moi bien plus fort que les aspects purement techniques et, à ce titre, deux jeux vidéo ont vraiment stimulé mon imagination : Unreal 2 et plus récemment Mass Effect 2, qui proposent des univers peuplés de formes de vie différentes et régis par des environnements étonnants. Dans ce dernier, le bar futuriste d’une colonie humaine sur une planète inconnue et la musique spatiale qui y est jouée m’ont donné l’envie d’ouvrir un club lounge qui s’en inspire et qui graviterait autour du thème de l’espace. Pour vous donner une idée, vous pouvez en écouter un extrait sonore ici.

 

   

 

 

Quelle serait votre photo spatiale ou astronomique préférée et pourquoi ?

J’adore les photos de nébuleuses. D’une part d’un point de vue tout à fait plastique, parce que je trouve le mélange de couleurs tout simplement magnifique. Et d’autre part pour l’immensité de l’espace à laquelle ces photos nous renvoient. J’imagine que l’influence des magazines scientifiques que je lisais sous la couette étant jeune et des space-opéras que j’allais voir au cinéma n’y est pas entièrement étrangère…

 

 

 

De la même manière, quel objet spatial vous fascine-t-il ?

Je pense non pas à un mais à plusieurs objets. Ou plutôt… débris ! Je trouve incroyable que l’espace soit déjà pollué de ces milliers de pièces perdues qui menacent la vie des astronautes et des équipements sur orbite. Mais je suis surtout fasciné par l’impact qu’aura la pollution bactériologique associée sur la vie extra-terrestre. Plus qu’une menace, j’y vois une possibilité d’exporter la vie sur d’autres planètes sans le savoir et sans aucun contrôle humain. Et j’imagine très bien redécouvrir ces débris organiques dans quelques millénaires sous des formes aussi diverses et variées que les conditions propres aux différentes planètes…

 

 

Quel souvenir gardez-vous de la nuit du 20 au 21 juillet 1969 ?

Cela m’évoque une atmosphère chaude et liquide, des sons feutrés : je n’étais pas encore né ! J’ai donc vécu les premiers pas de l’homme sur la Lune 20 ans plus tard, à travers films, livres et bandes-dessinées et donc avec beaucoup moins d’excitation que les téléspectateurs de l’époque. Je n’ai qu’une hâte : que l’exploit se répète sur une autre planète et que l’on y découvre une nouvelle forme de vie…

 

 

Quel serait votre rêve spatial le plus fou ?

Je rêverais de faire partie des premiers colons de l’espace et de partir à la découverte de l’inconnu au terme d’un long voyage en sommeil cryogénique. L’idée d’arriver sur une planète intacte où tout serait à découvrir est quelque chose qui me plait beaucoup !

 

 

Merci, Mathieu Castel !

 

Interview réalisée par mail en juillet 2011.

Merci à Christophe Scicluna pour la mise en relation.

 

 

 

 

Prochain invité (le 17 octobre 2011) : Daniel Firre

 

 

 

 

 

 

Les coordonnées des invités ne sont communiquées en aucun cas

 

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