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invité : Régis Hautière
LES
INVITES DU COSMOPIF
N°344
(lundi 12 décembre 2011)

Qui êtes-vous, Nicolas Bérend ?
Je suis ingénieur chef de projet et thématicien
"lanceurs" à l’Onera à Palaiseau. J’ai
41 ans et j’habite à Paris, qui est ma région d’origine. En dehors du
travail, j’aime voyager pour le tourisme ou pour la randonnée.
Après des études d’ingénieur à l’école Centrale de Lille,
j’ai fait presque tout mon parcours à l’Onera, où ma
première expérience a été mon service militaire en tant que scientifique du
contingent, pour participer aux études sur le radar de surveillance de l’espace
GRAVES. Depuis, j’ai travaillé sur des sujets très divers comme la prévision
des risques de collision avec les débris spatiaux, les lanceurs du futur et
l’optimisation de leurs performances et les concepts
avancés de propulsion spatiale, presque toujours pour le compte du CNES.
J’ai été attiré très tôt par les sciences et par le domaine
spatial en particulier. J’ai la chance de pouvoir vivre cette passion dans mon
travail et d’apprendre continuellement des choses dans ce domaine au contact
d’autres passionnés (dont bien sûr un certain nombre des invités du Cosmopif !).
En complément, je m’investis dans plusieurs institutions ou associations comme
l’IAF (avec notre
ami commun Christophe
Bonnal) et la 3AF.
Par ailleurs, je ne rate jamais une occasion de visiter des sites ou des
expositions en rapport avec la conquête spatiale. La dernière occasion a été
lors d’un voyage à Saint-Petersbourg où, en plus des
classiques touristiques de la ville, j’ai trouvé le temps d’aller visiter le
musée de la Cosmonautique, petit musée d’à peine trois salles rarement
cité dans les guides mais très "couleur
locale".

Photos N. Bérend
Je
pense à des discussions très instructives avec Jean-Jacques
Favier sur les aspects les plus insolites de ce métier
incroyablement exigent qu’est celui d’astronaute. Comme par exemple
l’entraînement à la capture de mouettes pendant les stages de survie en mer ou
les aspects administratifs des vols en navette, pour lesquels la NASA établit
un ordre de mission libellé "Destination : orbite basse !
En
ce qui concerne les voyages, un souvenir marquant a été la visite du centre
spatial japonais sur l’île de Tanegashima, au Sud du Japon. Les installations
de lancement se trouvent dans un paysage exceptionnel et étonnamment
rapprochées sur une presqu’île rocheuse de cette île du Sud du Japon.

Photos N. Bérend
Je choisis la photo récente mais déjà classique de
l’astronaute Tracy Caldwell Dyson observant la Terre depuis la coupole
panoramique de l’ISS. On croirait presque que la coupole a été montée sur l’ISS
spécialement pour cette photo ! Au delà de l’aspect photogénique, on
comprend à quel point une telle vision peut faire prendre du recul sur la
situation de l’homme et de sa petite planète.

Photo NASA
La première station orbitale américaine Skylab, dont les
caractéristiques restent uniques. Avec son aménagement intérieur particulier et
son large volume pour 3 occupants seulement, Skylab est par certains côtés ce
qui ressemble le plus aux stations spatiales de science-fiction.

Gagarine, c’est un courage exceptionnel sur le plan
individuel et la prolongation d’une grande aventure humaine, celle de la
conquête des airs.
Je n’ai aucun souvenir direct de cette nuit ni du programme
Apollo en général car je suis né trop tôt (quelques jours avant Apollo 13).
J’aimerais connaître l’avènement d’une avancée technologique
qui fera passer l’exploration spatiale à la vitesse supérieure… au sens propre
comme au sens figuré.
Merci, Nicolas Bérend !
Interview
réalisée par mail en décembre 2011
Pas d’invités lors des 3 prochaines
semaines.
Prochain invité (lundi
9 janvier 2012) : Junichiro Kawaguchi

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